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Une vision audacieuse pour la nouvelle mission de la Banque mondiale : pour un monde sans pauvreté sur une planète viable

Le 13 octobre 2023, à l’occasion des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI à Marrakech, Ajay Banga a livré un discours qui fera date sur la nouvelle vision et la nouvelle mission de la Banque mondiale, ainsi que sur la feuille de route pour y parvenir. Les ponts saillants.

«  Créer un monde sans pauvreté sur une planète vivable. »

Cette vision et cette mission vont mettre à l’épreuve la sincérité de notre ambition ; elles nous engagent dans un voyage qui nous imposera de réinventer nos partenariats, de travailler et de penser différemment, de déployer un plan innovant et de le reproduire à grande échelle, d’obtenir des ressources supplémentaires et d’avoir une approche optimiste de ce qu’il est possible de réaliser.

Aux quatre coins du globe, les gens sont impatients de se mettre au travail, de créer de leurs propres mains. Ils veulent une vie meilleure pour leurs enfants et leurs petits-enfants.

Nous devons être la force qui les pousse à aller de l’avant. Nous devons être une institution qui apporte l’optimisme, qui fait bouger les lignes.

« Retarder le développement, c’est compromettre le développement. »

La Banque mondiale a lancé un ambitieux programme en vue d’accélérer le rythme de ses interventions, d’accroître son efficacité et de simplifier ses procédures.

Notre ferveur ne transparaît pas uniquement dans nos discours, elle devrait être évaluée dans nos actions.

Nous devenons plus efficients, favorisant les résultats plutôt que les moyens, et veillant à nous intéresser moins aux sommes que nous allouons et plus au nombre de filles scolarisées, au nombre d’emplois créés, aux tonnes d’émissions de CO2 évitées ou encore au montant des dollars mobilisés auprès du secteur privé.

« Financer un monde différent »

Nous devons trouver comment financer un monde différent, qui est capable de préserver le climat, de maîtriser les pandémies à défaut de les prévenir, de produire une nourriture abondante et de vaincre la fragilité et la pauvreté.

Nous avons entamé la première étape de ce voyage en avril dernier, lorsque la Banque mondiale a réussi à extraire 40 milliards de dollars sur 10 ans de son bilan en ajustant son ratio de prêts sur fonds propres. Nous avons créé un mécanisme de garantie de portefeuille et lancé un instrument de capital hybride. Ces nouveaux outils nous permettent d’assumer plus de risques et pourraient permettre d’accroître notre capacité de prêt de 157 milliards de dollars sur une décennie.

Il faut que les bailleurs de fonds, les actionnaires et les organisations philanthropiques se joignent à nous et apportent leur ambition dans ce combat, autrement ces instruments ne seront qu’un vœu pieux.

« Nous avons besoin de l’envergure, des ressources et de l’ingéniosité du secteur privé. »

Mais même si la Banque devient plus efficace, et même si les gouvernements, les institutions multilatérales et les organismes caritatifs travaillent tous ensemble, nous serons encore loin du compte. Nous avons besoin de l’envergure, des ressources et de l’ingéniosité du secteur privé.

Nous attendons beaucoup du secteur privé.

Nous lui demandons de se déployer dans des lieux et des situations que ses algorithmes et ses compétences n’intègrent peut-être pas, sur des voies que la Banque mondiale parcourt depuis des années. Et si nous demandons à d’autres de nous suivre, nous devrions être prêts à partager avec eux la carte que nous utilisons.

« Rien ne me remplit autant d’espoir que notre capacité à travailler ensemble, motivés par un objectif commun. »

Nous recrutons de nouveaux partenaires et réinventons nos partenariats.

Nous nous associons à d’autres, travaillant aux côtés d’autres banques multilatérales de développement pour coordonner notre action à l’échelle mondiale, provoquer des changements et multiplier les retombées positives de nos interventions.

Notre espoir est de réorganiser la Banque mondiale de telle manière qu’elle puisse affronter les défis non seulement en tant que mécanisme de financement, mais aussi en tant qu’instrument de partage du savoir.

C’est ce que recherchent les pays : notre savoir.

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