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Sommet financier de Paaris sur la dette africaine : propositions pour réformer les DTS et repenser l’architecture financière mondiale

Le sommet international, initié par le président français Emmanuel Macron, vise à réformer en urgence l’architecture financière mondiale établie lors des accords de Bretton Woods en 1944, qui a donné naissance au FMI et à la Banque mondiale. Les pays en développement éprouvent des difficultés à accéder à ces financements, alors même que leurs besoins sont énormes pour faire face aux défis climatiques tels que les vagues de chaleur, les sécheresses et les inondations, ainsi que pour sortir de la pauvreté, abandonner les énergies fossiles et préserver l’environnement.

Selon le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le système financier actuel a échoué et les règles régissant l’allocation des fonds sont devenues profondément immorales. En 2021, un citoyen européen a perçu en moyenne près de 13 fois plus de droits de tirage spéciaux (DTS) qu’un citoyen africain.

En 2021, la communauté internationale s’est accordée sur une émission globale de DTS de 650 milliards de dollars, dont 33 milliards étaient destinés à l’Afrique. La directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva, a annoncé que 100 milliards de dollars de DTS avaient déjà été réalloués aux pays pauvres.

Le sommet ne devrait pas aboutir à des décisions concrètes, mais il bénéficie de la participation de nombreux chefs d’État et de gouvernement, tels que le président brésilien Lula da Silva, le chancelier allemand Olaf Scholz, la secrétaire américaine au Trésor Janet Yellen, et le Premier ministre chinois Li Qiang. Le prince héritier saoudien Mohammed Ben Salman (MBS) est également présent.

Plusieurs dirigeants africains ont critiqué les pays riches, qui sont plus enclins à verser des milliards pour soutenir l’Ukraine en guerre. Les dirigeants ont observé une minute de silence en solidarité avec les personnes qui souffrent et sont confrontées à la faim, aux déplacements forcés et à l’interruption de leur éducation.

Parmi les propositions débattues figure l’idée d’une taxe internationale sur les émissions de carbone du transport maritime, soutenue par Emmanuel Macron. D’autres propositions incluent des réformes institutionnelles, la restructuration de la dette des pays pauvres et le renforcement du rôle du secteur privé. Mia Mottley soutient fortement la suspension du paiement de la dette en cas de catastrophe naturelle.

Les pays riches sont également mis face à leur engagement de financer annuellement 100 milliards de dollars pour aider les pays pauvres à faire face au changement climatique, une promesse qui devrait être réalisée cette année avec trois années de retard, ce qui a sérieusement entamé la confiance entre le Nord et le Sud.

Sidy BABOU

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