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Transport aérien : Les compagnies africaines réduiront leurs pertes de 300 millions USD en 2023 (Prévisions IATA)

Des variables imprévues telles que la levée des restrictions anti-covid en Chine et le prix abordable du kérosène durant le 1er semestre impriment en 2023 une allure différente aux tendances annoncées pour l’industrie aérienne qui se redresse plus vite que prévu.

Dans une mise à jour de ces prévisions de rentabilité pour le transport aérien au titre de l’année 2023, l’IATA estime que la perte globale des compagnies aériennes africaines en 2023 devrait se réduire de près de 300 millions USD, contre 213 millions USD tel qu’annoncé initialement. La perte totale de 800 millions USD enregistrée en 2022 pourrait ainsi passer à environ 500 millions USD cette année.

En dépit du fort taux de récupération de l’industrie aérienne à l’échelle mondiale, l’Afrique devra encore attendre 2024 pour atteindre la rentabilité, comme l’Asie-Pacifique où la reprise a été plus lente, freinée par la politique zéro Covid de la Chine, ainsi que l’Amérique latine qui a connu des performances très contrastées.

Les pertes de l’Asie-Pacifique passeront de 13,5 milliards USD en 2022 à 6,9 milliards USD cette année, tandis que l’Amérique latine verra ses pertes se réduire à 1,4 milliard USD en 2023, contre 3,9 milliards USD annoncés initialement. Seules 3 régions connaitront une hausse de leurs bénéfices en 2023 : l’Amérique du Nord, l’Europe et le Moyen-Orient, avec respectivement 11,5 milliards USD, 5,1 milliards USD et 2 milliards USD de profits prévus.

Ces performances envisagées ajusteront également les projections globales de profits pour l’industrie mondiale, fixées précédemment à 4,7 milliards USD par l’IATA, et qui devraient désormais atteindre 9,8 milliards USD en 2023.

Le trafic mondial de passagers franchira la barre des 4,35 milliards cette année, proche des 4,54 milliards de voyageurs enregistrés en 2019. Quant au fret aérien, la demande globale s’élèvera à 57,8 millions de tonnes, un peu moins que les 61,5 millions de tonnes de 2019.

Ecofin

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