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Transport aérien : la demande de passagers en Afrique augmentera de 7,4% d’ici 20 ans, 1 025 nouveaux avions nécessaires (Boeing)

De meilleures perspectives s’annoncent pour l’aviation civile africaine, avec la dynamique de croissance actuelle. Mais des implications comme le renforcement des flottes, la création d’infrastructures techniques et le renforcement des ressources humaines sont des défis importants.

Dans un rapport récent, Boeing, le constructeur aéronautique américain, a ajusté ses prévisions de croissance pour le transport aérien en Afrique, prédisant que le trafic de passagers à l’intérieur du continent devrait quadrupler au cours des 20 prochaines années. Cela y stimulera la demande qui augmentera de 7,4%, soit le troisième taux de croissance le plus élevé par région du monde.

Selon l’avionneur américain, des facteurs tels que la dynamique actuelle des économies africaines, la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et le marché unique du transport aérien africain stimuleront beaucoup cette industrie au cours des prochaines années.

Cette évolution de la demande doit cependant s’accompagner d’un plan directeur consistant à augmenter la flotte des compagnies aériennes de 4% par an, car le besoin en aéronefs sur le continent sera de 1 025 nouveaux avions, notamment des monocouloirs pour assurer le trafic intra-africain.

« Nous prévoyons une augmentation de la taille moyenne des avions et des sièges par avion pour la flotte africaine, car les monocouloirs comme le Boeing 737 MAX seront les plus demandés pour le continent ».

Environ 730 nouveaux monocouloirs et 275 gros porteurs seront nécessaires pour accompagner la dynamique. Pour sa part, Airbus, le second avionneur mondial estime ce besoin à 1 180 nouveaux avions d’ici 2042, dont 295 gros porteurs et 885 monocouloirs.

Par ailleurs, la demande de personnel aéronautique entrainera la création de 69 000 nouveaux emplois, dont 21 000 pilotes, 22 000 techniciens et 26 000 membres d’équipage de cabine. L’impact sur d’autres sous-secteurs tels que la chaine d’approvisionnement, la réparation et la révision pourrait atteindre 105 milliards USD, selon Boeing.

Ecofin

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