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Retombées de l’exploitation des hydrocarbures : Le Sénégal dans une logique d’anticipation

Le premier baril de pétrole ainsi que le premier mètre cube de gaz sont attendus en 2023. Pour l’heure, le Sénégal a une idée claire de ce qu’il fera des retombées économiques liées à l’exploitation de ses hydrocarbures. Une participation forte de son secteur privé, une réduction drastique de la facture énergétique et le financement de son industrie locale sont les priorités de l’Etat.

 Le Sénégal a une idée claire de l’exploitation de son hydrocarbure. Si pour le moment la phase de production n’est pas d’actualité, les autorités ont commencé à anticiper sur les retombées. A cet effet, les perspectives sont divisées en deux phases. En amont, le pays souhaite développer la chaîne de valeur, élaborer un cadre juridique pour son exploitation et une présence forte du secteur privé national. Une fois cette étape dépassée, l’Etat ambitionne de réduire sa facture d’électricité. A cet effet, un projet est en cours de développement. Il s’agit d’utiliser le gaz du champ gazier Yakaar Teranga. Ce qui découlera sur l’optimisation du parc énergétique. Dans cette logique, la Société africaine de raffinage (Sar) va subir une transformation afin de pouvoir recevoir le gaz. Ces actions auront comme conséquence le développement du tissu industriel et énergétique du pays. C’est en somme ce que le Plan Sénégal émergent (Pse) a décliné hier lors de sa revue annuelle 2021 de l’exécution des projets et réformes du Pse. Si tous les secteurs de l’économie nationale ont été revus de fond en comble, une attention particulière a été notée pour les hydrocarbures.
A cet effet, le ministère du Pétrole et des énergies a fait un état des lieux des 3 champs pétroliers et gaziers du pays. Déclarés projets nationaux d’importance stratégique, Gta de Saint-Louis, celui de Sangomar et Yakaar Teranga sont tous à leur première phase.
Pour ce qui du champ gazier Gta, sa capacité est estimée entre 15 et 20 Tcf. Le champ est conjointement exploité avec la Mauritanie. British petrolium détient 53%, Cosmos 26% et Petrosen environ 20%. Son objectif est de produire du gaz naturel liquéfié. Il sera développé en 3 phases. Pour la première, on attend une production de 2,5 millions de tonnes par année, équivalent à 3 tcf de gaz. C’est le bloc Saint-Louis offshore profond. La phase 1 a commencé depuis février 2019, les discussions de la phase 2 sont en cours. Pour l’exploitation, un retard est accusé à cause des navires chargés de la pause des pipelines. Le Covid-19 a retardé la construction du chantier en Chine. En résumé, la première phase a connu un retard inférieur à 1% de la prévision.
S’agissant de Sangomar, c’est un champ pétrolier. Il est détenu par Woodside, avec 82%, 18% par Petrosen. Ce sont 25 ans de production et 231 millions de barils. Il y a du gaz mais le focus est mis sur le pétrole. 17 février 2020, c’est le démarrage des travaux. La phase 1 connait un taux d’engagement de 53%. Il n’y a pas de retard noté.
Pour Yakaar Teranga, le début de production est prévu pour le 3ème trimestre de 2023. Il possède 20 tcf. Le développement des travaux n’est pas aussi avancé que Gta et Sangomar. Son objectif est de développer l’industrie locale. Le prix du gaz est en cours de négociation. Un plan de développement doit être élaboré tout comme les levées de financement et une décision finale d’investissement à prendre en cours.
 (LEQUOTIDIEN)

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