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Restructurer la dette zambienne [Business Africa]

Dans Business Africa, votre programme entièrement dédié à l’économie sur notre continent, la Zambie.

Quelles sont les réformes économiques que compte engager le nouveau président récemment élu. Hakainde Hichilema a promis une croissance de 10% par année durant son quinquennat alors que son pays attend la signature d’un plan de restructuration de la dette avec le FMI. Entretien avec l’économiste Zambien Chibamba Kanyama, manager consultant Bridges Limited.

Question 1 : Alors, Il y a tant de choses à dire quand on évoque l’économie zambienne : dette, chômage, inflation : Par où doit commencer la nouvelle administration ?

La première chose à faire c’est d’assurer à tout le monde que nous avons un bon environnement des affaires, y compris les investisseurs étrangers, que l’environnement est bon et propice aux investissements en Zambie. Sur le plan politique, les risques ont donc été réduits et c’est là le premier objectif du nouveau gouvernement. La deuxième chose est de définir le nouveau plan d’action pour atteindre la stabilité macroéconomique. Ils ont besoin d’un changement, bien sûr, d’un réalignement politique, d’actions concrètes de la part du nouveau gouvernement pour induire une croissance durable, en apportant l’autosuffisance en termes de dette. Et je suis sûr qu’il crée un environnement propice aux investissements, aux investissements à court terme, ainsi qu’aux investissements directs étrangers et aux investissements nationaux, qui sont à long terme.

Question 2 : Le cuivre est bien sûr le pilier de l’économie zambienne. Sous le précédent gouvernement, les investissements ont un peu ralenti. Pensez-vous que l’argent va affluer dans le secteur des mines de cuivre sous le nouveau gouvernement ? Et dans quelle mesure cela va-t-il soulager l’économie

La première action qui a commencé avec le régime précédent et ce pour éviter les ambiguïtés dans la fiscalité. Permettre des taxes claires sans double imposition donc cet accord a été fait sauf qu’il n’a pas encore été mis en place. Donc, ce nouveau gouvernement reprend une discussion qui a été convenu en mai en attendant la consolidation, l’accord sur la politique, et je suis très sûr qu’ils verront l’avantage de supprimer les politiques, la politique fiscale qui a entravé l’investissement dans le secteur minier. Le ministre des finances a déjà indiqué que dans les trois ou quatre prochaines années, nous devrions voir le niveau de production, qui passera de huit cent cinquante mille tonnes métriques par an à près de deux millions de tonnes métriques par an.

Question 3 : Parlons des mesures d’austérité que le gouvernement pourrait être amené à mettre en place. Selon certains, le président Hichilema décevra certains de ceux qui ont voté pour lui, en augmentant par exemple les impôts pour combler les déficits de revenus, soit réduire les dépenses pour les services sociaux. Êtes-vous de cet avis ?

La réalité actuelle est que nous sommes étouffés par des dettes extérieures élevées et que le service de la dette a réduit l’espace dont dispose le gouvernement pour dépenser des fonds supplémentaires dans les services sociaux. Le service de la dette a doublé pour atteindre 45 %. Quarante-cinq pour cent des recettes fiscales du budget, les quarante-cinq autres pour cent étant consacrés aux salaires, il ne reste au gouvernement que dix pour cent du budget annuel à consacrer aux services sociaux. En bref, nous avons déjà payé le prix. Le nouveau gouvernement, à mon avis, se lancera dans la restructuration de cette dette, en particulier la dette extérieure, la restructuration de la dette extérieure, cherchera à la refinancer avec des taux d’intérêt peut-être moins élevés ou nuls par rapport aux taux d’intérêt du capital pour libérer des liquidités de sorte que nous ayons de la place maintenant pour dépenser tous les services sociaux.

Guinée : les cours de l’aluminium en hausse

Les cours de l’aluminium ont connu une hausse. La Guinée étant l’un des premiers producteurs mondiaux de bauxite, un minerai principal pour la production d’aluminium. Avec l’instabilité politique, plusieurs compagnies étrangères ont exprimé leurs inquiétudes quant à la poursuite des contrats.

Maroc : attirer les touristes juifs

Et puis, la normalisation des relations entre le Royaume chérifien et Israël, devrait relancer le tourisme au Maroc. Commence alors un nouveau défi pour les restaurateurs marocains : assurer une offre qui réponde aux besoins spécifiques de ces nouveaux touristes en termes d’alimentation casher. Plusieurs établissements tentent de se mettre aux normes juives.

(AFRICANEWS)

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