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Programme de renforcement du guichet unique Orbus : Gaïndé 2000 liste les acquis

Au terme de l’exécution du projet « From Paperless Trade to Mobility », renforçant le guichet unique Orbus, le Gie Gaïndé 2000 a organisé, hier, à Dakar, un atelier de restitution des réalisations techniques. L’une des innovations phares a été la mise en service de Orbus offline permettant la préparation des dossiers par les utilisateurs sans disposer forcément d’une connexion internet.

Entamé en juin 2016, le projet « From Paperless Trade to Mobility », financé par la Banque africaine de développement (Bad), à travers le Fonds canadien, et visant à améliorer et rendre plus efficace le guichet unique et les transactions douanières, est arrivé à son terme. Le Gie Gaïndé 2000 a organisé, hier, à Dakar, un atelier pour faire part des réalisations techniques qui ont pour objectif de résoudre les dysfonctionnements et les manquements des plateformes dématérialisées.

Plusieurs outils sont, aujourd’hui, à mettre au crédit de ce programme. Il s’agit notamment des plateformes « Orbus mobilité », qui permet la visualisation et le contrôle à distance des documents par les agents de contrôle compétents sur les corridors, et « Orbus Offline » pour la préparation des dossiers par les utilisateurs sans connexion internet. À côté de ces plateformes, il y a les systèmes Sms et l’application « My Orbus » qui permettent le suivi, en temps réel, des demandes et des dossiers. Ces innovations concourent à une plus grande efficacité des opérations douanières, selon le Colonel Abdourahmane Wade, représentant le Directeur général des Douanes. « L’intégration de ces fonctionnalités de mobilité dans la numérisation des formalités s’inscrit dans le cadre du long processus de dématérialisation des formalités du commerce extérieur impulsé par les Douanes sénégalaises depuis plus de trois décennies, avec particulièrement la mise en service de la première version de la plateforme Gaïndé. À cela s’ajoute la mise en service du guichet unique Orbus », a-t-il rappelé. À l’en croire, le parachèvement « très proche » du Programme de modernisation de l’administration douanière placera le Sénégal dans le peloton des pays performants en matière de facilitation des échanges et permettra d’assurer la disponibilité et l’intégrité des informations dans un environnement sans papier. Pour l’Administrateur général de Gaïndé 2000, Ibrahima Noureddine Diagne, cette expérience constitue un nouveau pas dans le processus de dématérialisation des services. « Nous sommes à la clôture d’un processus qui a été entamé en 2018. Cette étape a consisté à intégrer des éléments technologiques nouveaux, tels que la mobilité, les alertes Sms, la possibilité de contrôler les documents numériques à partir des outils de dématérialisation… », a souligné M. Diagne.

S’attaquer au « digital communautaire »

 

Après ces innovations, le Gie Gaïndé 2000 se projette vers une phase assez importante dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). « Aujourd’hui, un autre défi nous interpelle en matière d’efforts informatiques. Toutes les énergies ont été mobilisées pour mettre en place ce guichet unique. L’avenir, c’est le digital dans le communautaire, car nous sommes dans un contexte de Zone de libre-échange économique continentale », a indiqué Ibrahima Noureddine Diagne. Ainsi, de nouvelles fonctionnalités sont prévues au niveau régional. Il s’agit, entre autres, de la généralisation du certificat au sein de l’espace Uemoa, du développement de la e-déclaration, de la reconnaissance mutuelle des signatures digitales, de la mise en place d’une plateforme de certification des documents et de la certification des entreprises agréées. Il sera également question, selon l’Administrateur de Gaïndé 2000, de parachever les travaux sur les opérations d’enlèvement et les paiements digitaux et d’élargir les services pour positionner le pays. « Le Sénégal a une marque. Il a une longue tradition du guichet unique. Donc, nous ne devons pas avoir honte de ce que nous savons faire. Le Sénégal est au Kenya, Orbus Sénégal est au Burkina Faso, etc. Je pense que toutes les constructions digitales peuvent, aujourd’hui, tirer profit des expériences qui existent », a souligné M. Diagne.

(LESOLEIL)

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