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Lutte contre les pertes post-récolte : Le marché d’intérêt national s’ouvre aux producteurs d’oignons

Pour faire face aux pertes post-récolte, le marché d’intérêt national de Diamniadio s’ouvre aux producteurs d’oignons des communes de Keur Moussa, Pout, Diender et Montrolland.

C’est le soulagement pour les producteurs d’oignons des communes de Keur Moussa, Pout, Diender et Montrolland qui éprouvaient d’énormes problèmes pour le stockage de leurs produits après la récolte. Le Marché d’intérêt national (Mig) dont l’activité n’a pas encore démarré leur a ouvert ses portes. «Aujourd’hui, les producteurs ont une grande satisfaction, car on produisait des milliers de tonnes qui pourrissaient sans qu’on puisse avoir une solution. Aujourd’hui, une solution se présente à nous à travers le marché d’intérêt national. L’oignon est stocké ici», s’est réjoui mardi Ousmane Ndiaye, parlant au nom de ses collègues.
Le ministre du Commerce et des Petites et moyennes entreprises (Pme), Aminata Assome Diatta, y a effectué une visite pour constater de visu les premiers débarquements d’oignons. A bord de cars, des milliers de sacs en provenance des quatre communes ont été débarqués.
«C’est un symbole très important, parce que la ministre nous avait donné des instructions, avec l’Agence de régulation des marchés (Arm) et l’organe de régulation du système de récépissé d’entrepôt, pour qu’on prenne toutes les dispositions afin qu’on puisse soulager les producteurs», a expliqué Mouhamadou Abdou­laye Mbaye, directeur du marché d’intérêt national et de la gare des gros porteurs. «C’est dans cette dynamique qu’on s’est donné la main pour voir comment on peut mettre en place un système qui va faire que les productions seront stockées en sécurité», a-t-il poursuivi, assurant que plus de 1000 tonnes vont être stockées sur place dans le cadre de ce soutien aux producteurs. La mise à disposition du Mig va, selon lui, largement contribuer à la lutte contre les pertes post-récolte. Cette inquiétude levée, les producteurs se tournent résolument vers la commercialisation pour laquelle ils espèrent avoir le soutien de la Semig (Société d’exploitation du marché d’intérêt national).
«Il nous reste la problématique de la commercialisation. Nous souhaitons travailler avec le directeur (de la Semig) et les autres structures de l’Etat afin qu’on puisse avoir une chaîne de commercialisation efficace avec les commerçants qui puissent venir ici acheter l’oignon à un très bon prix», a dit le porte-parole des producteurs.
LEQUOTIDIEN

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