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Le Sénégal face à des obstacles pour sa souveraineté alimentaire : Plus de 800 milliards d’importations par an

La souveraineté alimentaire constitue un enjeu crucial pour la croissance inclusive et le développement durable à travers le Plan Sénégal émergent. Mais cette souveraineté ne peut se réaliser avec des systèmes alimentaires fragiles qui dépendent fortement des importations avec plus de 800 milliards par an.

En début de semaine, à Saly, un atelier d’informations à l’endroit des parlementaires s’est tenu du 22 au 23 août. Il s’agissait de rappeler les enjeux et défis de la souveraineté alimentaire, d’informer les députés sur les programmes de planification de la Fédération nationale des boulangers du Sénégal (Fnbs).

A l’issue de cet atelier, les députés auront une meilleure compréhension du programme d’incorporation des céréales locales, de la relance de la réforme foncière, de la nouvelle loi agro-sylvopastorale.

«Le premier pilier de la souveraineté alimentaire, c’est le régime alimentaire, le comportement du consommateur qui n’est pas statique mais dynamique. Nous ne mangeons pas comme nous le faisions dans le passé. Il y a aussi que le régime alimentaire change quand l’urbanisme gagne du terrain. En plus du régime, il y a le pilier relatif à l’approvisionnement, au stockage et au conditionnement, comme avec l’oignon», déclare le Docteur Ibrahima Athie de l’Usaid.

Pour lui, il y a lieu d’adapter la fiscalité à nos priorités. Il donne l’exemple du blé et du mil. «Pour faire en sorte que le pain soit consommé sans que le prix soit élevé, l’Etat a levé les taxes sur le blé qui est hors taxes. Pendant ce temps, pour la transformation du mil par exemple, il faut une TVA de 18%. C’est une distorsion», déplore Docteur Athie.

«Je retiens de cet atelier qu’il nous faut beaucoup d’attention sur ce que nous consommons. Nous devons consommer ce que nous produisons. La fédération nationale des boulangers nous a présenté du pain à partir des céréales locales», a-t-il dit.

Son président a salué l’action du Président Macky Sall pour l’autosuffisance alimentaire. «Le Président a une bonne vision et a signé le décret d’application. Il appartient au gouvernement de faire preuve de diligence», a pour sa part déclaré Ibrahima Baba Sall, vice-président de l’Assemblée nationale.

En tout cas, les parlementaires ont bien apprécié les pains à base du mil, du mais, du nébédaye. Comme quoi ils ne manqueront pas de porter la voix du «consommer local»

Bes Bi

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