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Le Directeur Du Commerce Intérieur du Sénégal: «Si au-delà de 2 mois, l’Inde continue à restreindre ses exportations, on peut avoir des difficultés»

Filière riz

L’Inde, premier pays exportateur de riz dans le monde, a interdit l’exportation de riz blanc non basmati, «avec effet immédiat», a annoncé son gouvernement. Cette décision pourrait avoir comme incidence de faire encore grimper les cours internationaux du riz.

Pour, Cheikh Ahmadou Bamba Ndao, le Directeur du Commerce Intérieur, si l’Inde continue de restreindre ses exportations, le Sénégal peut avoir des difficultés non pas pour ac­céder au riz, mais du fait de son prix. Le DCI qui réagissait par rapport à l’information re­layée par la Rfi, dans son site, a rappelé que cette situation ne date pas d’aujourd’hui.

«Il n’y a pas de nouveauté. L’Inde a restreint ses exportations, on va subir». Parce que si l’Inde restreint ses importations, au niveau du «marché mondial», cela va influer sur les prix. Mais, rassure-t-il, «pour l’instant nous avons un taux de couverture qui fait qu’on n’est pas affectés. Peut-être que, d’ici quelques temps, on le sera», a dit le DCI qui évoque la possibilité, «diplomatiquement», pour le Sénégal de «négocier un quota».

Cheikh Ahmadou Bamba Ndao, au cours d’un entretien téléphonique, a tenté de tranquilliser ses concitoyens. Selon lui, on ne peut, pour l’instant, pas parler d’une hausse immédiate des prix du riz. «Pas une hausse dans l’immédiat. Peut-être d’ici quelques temps», dit-il. Une projection qu’il fonde sur l’impossibilité des autorités sénégalaises, à pouvoir «influencer les prix à l’extérieur».

Quid de la production locale de riz, il signale qu’il ne peut pas satisfaire notre consommation de riz, au Sénégal, pour l’instant. «Nous consommons en moyenne, presque 1 million de tonnes de riz, par an. Pour le moment, nous sommes obligés de nous rabattre sur la production extérieure. Donc, pour l’instant, nous avons un taux de couverture qui fait qu’on est assurés pendant au moins, et à coup sûr, 2 à 3 mois», a dit M. Ndao, le Directeur du Commerce Intérieur.

Ce dernier souligne, pour continuer de rassurer les Sénégalais, que «pendant 2 mois, on aura pas de difficultés». Et cela, relativement à l’accessibilité du riz sur le marché local. «Maintenant, si au-delà de ces deux mois, cette situation perdure, où l’Inde continue à restreindre ses exportations, on peut avoir des difficultés, non pas pour avoir accès au riz, mais les prix risquent de s’enflammer. Parce que si l’Inde retient son offre, cela va avoir un impact sur les prix à l’extérieur. Cela est une certitude», prévient-il.

Ndao, indique que les autorités sont en train de faire le nécessaire, pour atténuer les effets éventuels de cette restriction des importations de riz par le gouvernement indien. «A coup sûr, je sais que diplomatiquement les gens vont travailler sur ça, pour que le Sénégal puisse avoir quelques facilités, en tant que partenaire, il y a certes des restrictions, mais on peut négocier un quota. Le riz venant de l’Inde c’est du riz 100% brisé non parfumé. C’est le riz, pour la plupart importé de l’Inde». Un riz qui est le plus à la portée de toutes les bourses, «pour que tout le monde puisse s’en procurer», a dit le DCI.

Concernant ‘’le riz basmati’’, il a indiqué que «c’est une qualité de riz sur le marché, mais qui n’est pas accessible à tout le monde. C’est du riz long non brisé que certains connaissent sous le qualificatif de ‘’riz Caroline’’. On n’en importe pas une grande quantité. C’est le riz brisé qui est importé», a-t-il précisé.

Cadre au ministère du Commerce, Cheikh Ahmadou Bamba Ndao s’est voulu rassurant. «Nous avons un taux de couverture qui fait que nous pouvons garantir jusqu’à 3 mois, sans avoir besoin du riz extérieur. Donc, pour l’instant nous ne pouvons pas être affectés. Peut-être dans le futur». Toutefois, dit-il, «on peut avoir quelques difficultés, si l’Inde continue dans cette lancée, parce que nos importateurs achètent le riz à partir de l’Inde».

Vox

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