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Lancement du programme d’accélération de la gestion intégrée de la résilience climatique de la Petite-Côte

Le programme d’accélération de la gestion intégrée de la résilience climatique de la Petite-Côte (AGIR-Petite-Côte) a été lancé, ce jeudi, à Mbour (ouest), dans le but d’améliorer les conditions de vie des populations locales.
“Cette cérémonie marque le point de départ du nouveau programme qui accompagne nos communes dans leurs capacités d’adaptation et d’atténuation aux changements climatiques. Ce programme prend en charge nos préoccupations en termes de développement durable”, a expliqué Mandiaye Fall, le directeur de cabinet du maire de Mbour.
Il a précisé que cette initiative vise à renforcer la participation des acteurs territoriaux à une gouvernance communautaire ouverte des ressources naturelles.

Son objectif est également de sécuriser les moyens de subsistance des communautés affectées par les changements climatiques et de promouvoir la création d’emplois verts pour les jeunes et les femmes, à travers les entreprises vertes communautaires.

Mandiaye Fall a rappelé que “les changements climatiques sont au cœur des préoccupations tant au niveau international, national et local”.

Selon lui, c’est la raison pour laquelle le programme 1-10-100 (une vision, dix axes stratégiques et cent actions prioritaires), “décliné en +Mbour, terre de solidarité, résiliente et prospère+, et l’axe 3 [de la décentralisation] met l’accent sur la problématique de l’environnement et du développement durable avec une dizaine d’actions prioritaires”.

La mise en place de ce programme émane de la volonté de gérer, de manière concertée, les problématiques d’insalubrité et d’érosion côtière, a-t-il précisé. C’est, selon lui, cette volonté qui avait motivé la création de l’Entente intercommunale de la Petite-Côte (EIPC), qui regroupe les communes de Mbour, Malicounda, Ngaparou et Somone.
   Accompagner la participation des citoyens
“AGIR-Petite-Côte est un programme d’action climatique qui consiste principalement à accompagner la participation des citoyens dans la gouvernance des ressources naturelles, mais également permettre aux familles qui vivent sur le littoral de renforcer leurs moyens de subsistance”, a expliqué Sékou Sarr, le directeur d’Enda Energie.
Il signale que ce programme financé par l’Union européenne (UE) couvre 11 communes, Malicounda, Mbour, Somone, Ngaparou, Joal-Fadiouth, Saly-Portudal, Popenguine-Ndayane, Sindia, Nguéniène (département de Mbour), Yène et Bargny (département de Rufisque).

Il devrait permettre de valoriser les déchets afin de leur donner un contenu économique pour en faire de l’”or dur”, a-t-il déclaré.

“La logique d’intervention dudit programme se base sur la co-construction avec différents acteurs locaux qui constituent leurs propres vecteurs de changement de la lutte contre la dégradation de l’environnement et de la résilience des communautés et des écosystèmes”, a fait savoir M. Sarr.
D’après le directeur de Enda Energie, une analyse de la situation a permis de constater qu’il existe une vingtaine de corps dans la zone d’intervention de ce programme qui pourraient être considérés comme chaîne de valeur.
“L’objectif visé, c’est de créer, au moins, 100 emplois verts dans la zone à travers une multitude d’entreprises sociales que nous allons accompagner en incubation”, a-t-il signalé.

En 2017, a-t-il rappelé, Enda Energie avait lancé un processus sur la Pette-Côte pour transformer les comités de salubrité en entreprises sociales.

Dans la perspective de ce programme, dit-il, il est prévu de mettre en place une unité industrielle de transformation des déchets solides.
APS

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