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La finance islamique à travers le monde : L’Afrique subsaharienne ne concentre que 1%

L’islam est né dans une société ayant le commerce comme principale activité économique. La jeune religion a donc cherché à travers la charia à rendre ces échanges licites et bénéfiques pour la société. Pour cela, des interdits et recommandations ont été énoncés. Pendant près de 14 siècles, ces préceptes ont été suivis par des millions de musulmans à travers le monde mais ils n’ont été institutionnalisés que récemment.

C’est en 1963 que va apparaitre la première Banque islamique en Égypte. Toutefois, il faut attendre les chocs pétroliers des années 1970 pour voir ce secteur se développer réellement. Avec l’augmentation des prix du pétrole, plusieurs pays musulmans se sont retrouvés avec d’impressionnantes recettes. Cet argent, en partie utilisée pour propulser le secteur bancaire islamique.

Aujourd’hui à travers le monde, on estime à 2800 milliards de dollars, le total des actifs économiques gérés conformément à la Sharia. Deux pays ont opté pour un secteur bancaire intégralement islamique : l’Iran et le Soudan.

Dans d’autres pays musulmans, le système bancaire islamique est important sans être exclusif. Il représente 60 % des actifs bancaires au Brunei, 51% en Arabie Saoudite, 40% au Koweït, et 25% au Qatar et en Malaisie. On retrouve aussi des services financiers islamiques dans des pays non-musulmans tels que l’Angleterre, les États-Unis, le Canada, le Japon et Singapour.

L’Afrique subsaharienne abrite 18% de la population musulmane mondiale mais ne concentre que 1% de la finance islamique mondiale. L’Agence de notation Moody’s explique ainsi ce faible pourcentage : «Une connaissance limitée de la finance islamique ainsi qu’au faible taux d’épargne essentiellement capté par les banques traditionnelles.»

Bes Bi

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