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La BAD valide la création de la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a validé la création de la Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique qui sera basée au Rwanda, annonce un communiqué reçu ce mercredi à l’APS.
Cette institution novatrice va considérablement améliorer l’accès de l’Afrique aux technologies qui sous-tendent la fabrication de médicaments, de vaccins et d’autres produits pharmaceutiques, salue la même source.
Les dirigeants africains avaient appelé la BAD à aider à créer cette Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique, lors du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba en février dernier.
’’Entité à bénéfices communs, la Fondation jouira de ses propres structures de gouvernance et de fonctionnement. Elle encouragera et conclura des alliances entre sociétés pharmaceutiques étrangères et africaines’’’, indique-t-on dans le communiqué.
Selon le texte, la Fondation a pour objectifs de renforcer les entreprises pharmaceutiques africaines pour qu’elles puissent s’engager dans des projets de production locale, dans une démarche d’apprentissage systématique de la technologie et de mise à niveau technologique des sites de production.
De concert avec les gouvernements africains et les centres d’excellence en recherche et développement, la Fondation œuvrera à renforcer l’écosystème d’innovation pharmaceutique et vaccinale en Afrique et à développer les compétences nécessaires à l’essor du secteur.
Elle permettra une coordination plus étroite des différentes initiatives de fabrication de médicaments et de vaccins existantes au niveau régional, en tirant parti des synergies et des partenariats engagés à l’échelle panafricaine.
La Fondation africaine pour la technologie pharmaceutique travaillera en étroite collaboration avec la Commission de l’Union africaine, la Commission de l’Union européenne, l’Organisation mondiale de la santé, la Communauté de brevets sur les médicaments.
L’Organisation mondiale du commerce, les organisations philanthropiques, les agences et institutions bilatérales et multilatérales en font également partie, tout comme les secteurs public et privé des pays développés et des pays en développement, qui seront, eux aussi, fortement incités à collaborer.
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, cité dans le communiqué, a déclaré qu’”il s’agit d’une grande avancée pour l’Afrique’’.
“L’Afrique doit se doter d’un système de défense sanitaire, basé sur trois grands domaines : la relance de l’industrie pharmaceutique africaine, le renforcement des capacités africaines de fabrication de vaccins et la mise en place d’infrastructures de soins de santé de qualité en Afrique’’, a estimé Adesina.
APS

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