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Infraweek 2021 : Comment booster les infrastructures en Afrique ?

Routes, rails, barrages, internet et autres, les besoins du continent en matière d’infrastructures demeurent considérables. La question est évoquée à Paris, en France, à la faveur de l’Infraweek 2021 qui se tient sur le thème “Driving the next Generation Infrastructure World”.

En 2020, alors que la Covid-19 commençait à dicter sa loi, l’Afrique était dans la ligne de mire de la communauté internationale. Comment le continent allait-il faire face à une crise sanitaire majeure, au regard de l’étroitesse de ses infrastructures en matière de santé ? Telle était la question qui préoccupait les esprits. La Covid-19 a justement démontré les failles du système sanitaire africain.

Cette épreuve a remis au goût du jour la nécessité de booster les infrastructures, alors que les changements climatiques sont aussi perçus comme une menace pour l’Afrique. Il faut donc des infrastructures résilientes. Dans la capitale française, les délégués africains ont plaidé pour des investissements dans le domaine.

“Communications, télécommunications, énergie, eau, ce sont des domaines très prioritaires pour nous, et évidemment l’aspect social, la santé et l’éducation”, explique Abdel Aziz Ould Dahi, ministre mauritanien de la Transition numérique et de l’Innovation. Seulement l’Afrique n’investit que 4 % de son Produit intérieur brut (PIB) dans les infrastructures.


Financements privés
Le nerf de la guerre reste donc le principal obstacle à la matérialisation de cette volonté. Alors que des économies du continent filent un mauvais coton, victimes de la crise sanitaire, et surtout de la chute des cours des matières premières qui irriguent les trésors publics dans plusieurs pays.

Les experts réunis à Paris pensent que les pays africains doivent attirer des financements privés, en sus des ressources publiques. “Je pense que l’argent doit être mobilisé. Le canal doit être élargi et l’effort accéléré. Je ne pense pas que nous devions inventer de nouvelles devises. Il s’agit de courir réellement plutôt que de marcher”, explique Thierry Deau, expert en investissement dans les infrastructures.

La Banque africaine de développement (BAD) estime que les besoins de financement des infrastructures du continent atteindront 170 milliards de dollars par an d’ici 2025, avec un déficit estimé à environ 100 milliards de dollars par an. L’écart est si important qu’il soulève une autre question : qui va le combler ?

(AFRICANEWS)

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