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Histoire motivante de la FAO : Solongo Ganbold, une entrepreneuse et scientifique de Mongolie et ses produits innovants à base de venin d’abeille

Solongo Ganbold a toujours été philantrope. Diplômée en économie, elle s’est tournée vers la microbiologie plus tard, alors qu’elle aidait sa mère dans ses recherches dans le cadre de son doctorat. Elle s’est intéressée aux promesses du venin d’abeille (apitoxine) dans le traitement du diabète. Elle est ensuite devenue une entrepreneuse et a pris son envol grâce à un concours organisé par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Solongo veut aider les autres depuis sa plus tendre enfance. À l’âge de 15 ans, elle a enseigné l’anglais bénévolement à des filles défavorisées. Pendant son adolescence, elle a récolté des vêtements pour des orphelins et des enfants des rues. Âgée d’une vingtaine d’année, forte de ses études d’économie, elle a commencé à travailler dans la fonction publique et des organisations internationales pour œuvrer en faveur de politiques au profit des enfants et des femmes.

C’est pendant son congé de maternité que Solongo a commencé à s’intéresser aux capacités thérapeutiques du venin d’abeille.

À mesure de l’avancée de ses recherches, Solongo a compris qu’elle pourrait utiliser ses connaissances scientifiques pour mettre au point des produits innovants à base de venin d’abeille, tels que des baumes pour apaiser la douleur et des onguents réparateurs. Elle a lancé Magic Bee Foods. Malgré les difficultés associées à la création de toute start-up, elle n’a jamais baissé les bras.

La deuxième place de Solongo à l’Agripreneurship Challenge a marqué un tournant. Ce concours vise à favoriser l’innovation et l’entrepreneuriat dans le secteur agroalimentaire, ainsi qu’à découvrir des start-ups prometteuses susceptibles d’apporter des solutions aux défis du secteur.

Ce concours a été organisé dans le cadre du projet visant à transformer l’emploi en Mongolie en s’appuyant sur des dépenses publiques en phase avec les objectifs de développement durable. Mis en œuvre par la FAO et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), ce projet bénéficie de financements de l’Union européenne. En collaboration avec l’Organisation internationale du Travail (OIT), le projet a permis d’aider l’État à fournir des services publics efficaces, responsables et réactifs en lien avec le monde du travail (relations professionnelles et emploi), en appuyant la refonte du budget et du système de gestion financière, ainsi qu’en renforçant les capacités institutionnelles.

Il s’agissait bien plus que d’un concours classique. Il s’agissait également d’un programme d’incubation et d’ateliers dans lesquels des experts accompagnaient les participants en leur apportant des connaissances et des conseils adaptés à leurs besoins.

Solongo explique qu’après avoir participé au concours, elle a décidé de faire de la recherche-développement pour d’autres produits à base de venin d’abeille.

Grâce à cette réussite, Solongo a acquis de précieuses connaissances auprès de professionnels expérimentés qui sont devenus des mentors. Elle a également récolté les fonds nécessaires pour passer à un processus de fabrication semi-automatisé.

Solongo raconte que son entreprise a décollé et que ses ventes ont été multipliées environ par 16 par rapport à ses débuts en solo.

Avant, Solongo restait en laboratoire pour travailler sur ses produits et n’avait que peu de contacts avec des professionnels du secteur ou d’autres entrepreneurs. Désormais, elle est en relation avec des entreprises basées en Inde et au Japon. Elle est en pourparlers au sujet de l’exportation de ses produits. Ces partenariats sont très prometteurs pour l’entreprise de Solongo.

Solongo pense que son entreprise est aussi l’occasion d’autonomiser d’autres femmes. Alors que sa structure se développe, elle a besoin de davantage de bras. Elle a choisi d’employer des femmes dans une zone où les emplois sont rares.

Solongo recrute des femmes du cru, dont certaines sont peu instruites. Elle offre des salaires compétitifs, des horaires flexibles et plusieurs possibilités de formation. Elle entend briser le cercle vicieux de la pauvreté et favoriser le développement personnel et professionnel de son équipe.

«Je remercie Solongo pour son soutien sans faille et la confiance qu’elle place en nous. Grâce à elle, j’ai acheté un terrain pour y construire mon ger (habitation traditionnelle mongole). Maintenant j’ai donc mon chez moi. Solongo m’a aussi poussée à continuer la couture et a financé l’achat d’une machine à coudre, ce qui me permet d’avoir des revenus supplémentaires. Je veux travailler encore plus dur pour contribuer à la concrétisation de sa démarche d’autonomisation des femmes. Son aide a changé ma vie», raconte Battsetseg Baatarzorig, assistante à l’usine.

Actuellement, les équipes de Solongo travaillent activement à la recherche-développement de nouveaux produits à base de venin d’abeille. Dans le cadre de son diplôme en biotechnologie, Solongo mène des recherches sur les possibilités thérapeutiques offertes par le venin d’abeille pour soigner le cancer du sein. Elle cherche à comprendre les mécanismes permettant d’éliminer des tumeurs afin de mettre au point une thérapie économique à coupler avec les traitements anticancéreux conventionnels afin de peut-être réduire la mortalité.

Les femmes comme Solongo qui mettent leur passion pour la science au service du progrès sont source d’inspiration. En soutenant des entrepreneurs innovants dans le domaine agroalimentaire, la FAO aide ces femmes et ces hommes à transformer le secteur et à créer de nouveaux débouchés

Source www.fao.org/fao-stories

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