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Hausse du prix de la viande : Un chercheur de l’Isra met en cause le Covid-19

Les mesures prises pour endiguer la propagation du Covid-19 il y a un an, est l’une des causes de l’augmentation du prix de la viande au Sénégal, selon Liba Touré du  Pôle pastoralisme en zones sèches (Ppzs). Le chercheur ajoute que cette hausse est aussi imputable aux maladies animales.

  De 3 mille francs, le prix du kilogramme de viande bovine est passé à 4 mille francs Cfa, soit une hausse de 1000 francs. Cette augmentation est la conséquence des mesures prises pour lutter contre la crise sanitaire. C’est l’avis de Liba Touré. «C’est vrai que l’année a été très bonne. Mais il y a le Covid-19 avec les restrictions. Par conséquent, il a réduit la mobilité et la fourniture de certains produits. Ça peut être une des raisons de la hausse des prix de la viande. Il y a aussi beaucoup de maladies animales cette année. Des marchés hebdomadaires étaient fermés pendant un temps. Tout cela a été à l’origine de l’augmentation du prix de la viande», a déclaré le membre fondateur du Pôle pastoralisme en zones sèches (Ppzs), en marge de la célébration des 20 ans de ce collectif de recherches.
Créé en 2001, le Ppzs a pour objectif de contribuer, par des programmes de recherches, au développement durable des systèmes pastoraux en zones sèches, grâce à une approche pluridisciplinaire qui permet d’analyser les interactions entre systèmes sociaux et systèmes biophysiques et de développer des outils de gestion des ressources naturelles et d’aide à la décision. Ce Groupement d’intérêt scientifique est composé du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), du Centre de suivi écologique (Cse), l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) et l’Ecole supérieure d’économie appliquée (Esea) ex-Enea. Après deux décennies d’existence, le groupe pluridisciplinaire d’enseignants-chercheurs et de chercheurs s’est étoffé et a formé plusieurs cadres évoluant désormais dans des institutions nationales et internationales.
Le directeur de l’Elevage considère qu’avec «surtout les changements climatiques, le système pastoral est en train de subir progressivement des mutations dans le temps et dans l’espace en raison des profondes et rapides transformations sociodémographiques, économiques et territoriales qu’il convient d’étudier, de comprendre et d’accompagner (…) Le gouvernement du Sénégal attend des institutions de recherche, des éclairages nécessaires pour orienter ses politiques publi­ques sur son système de production animale». Dame Sow, venu représenter le gouvernement à la célébration des 20 ans du Ppzs, a salué «20 ans d’innovations et de défis scientifiques».

(LEQUOTIDIEN)

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