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Habitat : Un gap de 350 000 logements à combler par le Sénégal

L’accès au logement est l’une des préoccupations majeures des ménages sénégalais. En effet, les prix d’acquisition de Villas ou de terrains sont très élevés par rapport aux revenus des ménages, sans oublier les taux d’intérêt élevés des banques, assortis de garanties presque jamais mobilisables.

Aujourd’hui, le gap entre demande et production de logements est de 350 000 logements ! Ce chiffre a été révélé lors du salon de l’Habitat du Logement et de la Construction du Sénégal, le 3ième du genre.

La rencontre se tient à Dakar à travers une exposition des acteurs du secteur de l’habitat et une réflexion sur le thème « La politique du logement, un levier de croissance économique ».

La cérémonie d’ouverture du salon, a été présidée par Mouhammed Boun Abdallah Dionne, secrétaire général de la présidence. Il a salu la tenue de écette rencontre qui, selon lui, permet de trouver des solutions durables au problème du logement.

« Le secrétaire général de la présidence a souligné qu’entre 2014 et 2018, en moyenne, près 5000 unités d’habitation ont été construites au Sénégal”. Un volume de production de logement qu’il juge trop faible. « Mais, a-t-il poursuivi, c’est beaucoup plus que la production antérieure qui tournait autour de la moyenne annuelle de 1000 logements ».

Sa conviction est qu’au rythme actuel de progression, “le déficit de logements estimé 320 000 (depuis 2013), ne pourra jamais être comblé, surtout s’il se creuse à concurrence de 12. 000 unités chaque année”. Monsieur Dionne estime que “si rien n’est fait, l’accès à un logement décent restera possible pour la majorité des Sénégalais. Surtout ceux à revenue faible et les bidonvilles continueront à prospérer”.

C’est pourquoi certains analystes saluent le programme de 100 000 logements sur cinq ans lancé récemment par le Président Macky Sall, espérant qu’une production assez substantielle en logements sociaux notamment, permettront de satisfaire une demande toujours sen bonne progression .

Le déficit de logements est important, parce que les sociétés de promotion de logement, publiques comme privées, ont un rythme de production de logement très en deçà de la demande exprimée.

Depuis quatre décennies, ce déficit de logement de qualité et à prix acceptable n’a pas été comblé. Le besoin est important mais l’offre des entreprises spécialisées dans l’habitat est encore très modeste.

Pour le secrétaire général de la Présidence, “ce gap sera difficile à combler d’où la nécessité d’élaborer des programmes et politiques allant dans le sens de réduire les bidonvilles.

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