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Exploitation pétrogazière : Le Sénégal procède à des Investissements sécuritaires pour la marine nationale

Dakar – Le Sénégal ’’a tout ce qu’il faut’’ pour faire face à d’éventuelles menaces liées à l’exploitation prochaine de gisements de pétrole et de gaz offshore, assure le contre-amiral Momar Diagne, chef d’état-major de la marine nationale.

“La prochaine exploitation des ressources pétrolières et gazières en offshore augmente la probabilité d’occurrences d’actes tels que la piraterie, le banditisme et le terrorisme en mer qui viennent s’ajouter aux défis traditionnels, sans oublier les risques de l’environnement. Mais nous avons tout ce qu’il faut pour y faire face”, a-t-il déclaré.

Selon lui, les gisements de gaz et de pétrole offshore découverts au Sénégal en 2014 représentent “un tournant décisif” dans l’histoire économique du Sénégal et ses ambitions stratégiques, “avec la crainte de l’arrivée de malfaiteurs tels que les trafiquants et pirates dans nos eaux”.

“Mais nous avons tout ce qu’il faut pour y faire face”, a insisté le contre-amiral Momar Diagne, à l’occasion de la cérémonie de commémoration des quarante-cinq ans de la marine nationale.

Cet évènement marquant l’anniversaire de la nomination pour la première fois d’un d’officier sénégalais, le capitaine de corvette Faye Gassama, à la tête de ce corps militaire, le 22 janvier 1975, est axé cette année sur le thème : “La marine nationale face aux enjeux économiques et aux défis sécuritaires dans le domaine maritime”.

Depuis les découvertes en 2014 de gisements de gaz et de pétrole, au large des côtes sénégalaises, la marine nationale “a pris les devants”, en vue d’”apporter une réponse opérationnelle en phase avec les réalités géostratégiques et économiques”, a indiqué le contre-amiral Momar Diagne.

“Dans cette logique d’anticipation, a-t-il expliqué, la marine nationale a affiné progressivement sa posture bâtie autour du tryptique : capital humain, moyens suffisants et capacités opérationnelles”.

Au plan des équipements et infrastructures, “la marine nationale a posé des jalons importants dans son processus de montée en puissance, en cohérence avec les objectifs stratégiques du plan armée 2025”, a poursuivi le contre-amiral Diagne.

Cet effort s’est selon lui traduit par la mise en œuvre “d’un programme ambitieux d’acquisitions de navires hauturiers et de développement d’infrastructures”.

Il a dans le même temps évoqué “la mise en place d’un détachement de forces spéciales”, laquelle, a-t-il dit, “a atteint aujourd’hui un excellent niveau d’efficacité opérationnelle, élargissant ainsi le spectre de compétences d’unités d’intervention de la marine nationale”.

Il est revenu sur “le rôle déterminant joué par la marine nationale”, affirmant que “les activités soutenues de surveillance de l’espace maritime national ces trois dernières années sont reflétées par une présence permanente en mer, avec une moyenne de quatre cent-dix navires et embarcations et trois-cents personnes contrôlées chaque semaine, pour un arraisonnement chaque mois”.

Il note que cette célébration de l’anniversaire de la marine nationale revêt pour lui “un cachet émotionnel particulier”, puisque cet évènement intervient à la veille de ses adieux aux armées.

“En effet, je quitte le 1er mars prochain” la tête de la marine nationale, “après trois ans et huit mois de commandement”, a-t-il souligné, avant de rendre hommage à ses prédécesseurs ainsi qu’aux “camarades” alités ou blessés.

(APS)

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