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Droit à la terre et sécurité alimentaire à Vélingara : L’Association Gune dope les femmes du Fouladou

468 femmes des communes de Diaobé-Kabendou, Kandia­ye et Kounkané, département de Vélingara, ont emblavé au courant de la saison des pluies 2020 132 ha de terre dont 16 ha en cultures maraîchères sous pluie et de contre-saison et le reste en arachides et maïs. Les productions issues de ces champs ont donné à la vente une recette totale de 24 millions de francs Cfa. 12 groupements féminins de la commune de Kounkané ont obtenu leurs propres champs légalement octroyés par le Conseil municipal et 1 groupement de Kandiaye également. 13 demandes acceptées par les conseillers municipaux et validées par l’autorité administrative sur un total de 44, faites dans le cadre de ce projet. Il s’agit du projet «Droit des femmes à la sécurité alimentaire et accès au foncier» initié et déroulé par l’Association Gune, en collaboration avec la Fondation Gune Barcelone et l’Agence catalane de coopération pour le développement (Accd). Des attributions qui, tout de même, dépassent les objectifs annoncés au départ, qui étaient de 9. Ce sont les résultats donnés vendredi dernier par le consultant Samba Moussa Baldé, commis par le projet. M. Baldé a ajouté : «Au finish, le projet a intéressé 625 femmes, toutes sensibilisées sur le droit à la terre, à l’écriture de demande, l’affectation de terre et l’accès aux facteurs de production. De même, des leaders communautaires et des responsables des commissions domaniales et environnement des collectivités territoriales précitées sont sensibilisés sur le droit des femmes à accéder à la terre. En plus, 150 femmes ont fréquenté les classes d’alphabétisation dans lesquelles, en plus du droit au foncier, elles ont reçu des formations sur la gestion comptable et administrative, les techniques de production agricole et le développement organisationnel.»
Des résultats bien appréciés par le sous-préfet de Saré Coly Sallé qui a présidé l’atelier. Abdoul Konaté a déclaré : «Nous avons relevé beaucoup de points positifs dans le projet qui a participé dans l’amélioration des conditions de vie des ménages, eu égard au rôle important que l’accès facilité à la terre et aux facteurs de production a permis aux femmes de produire plus de 250 tonnes de spéculation pour plus de 24 millions de francs de recettes. C’est important. Les femmes ne se privent plus du droit de demander qu’on leur affecte des terres, comme vous avez pu l’entendre au courant de cet atelier. La seule difficulté ce sont les lenteurs que mettent les collectivités territoriales à répondre favorablement à ces demandes», a apprécié l’autorité administrative.
Pour arriver à un tel résultat, le coordonnateur du projet, Dr Bouraïma Diao, a noté : «Nous avons aidé les femmes non seulement à accéder à la terre, mais aussi aux facteurs de production. Pour la préparation de sols, leurs champs étaient labourés en dernier ressort. Ce qui impactaient négativement les rendements. Nous les avons aidées à financer la préparation des sols à temps. Résultat : elles ont amélioré leurs rendements de 50%.»

(LEQUOTIDIEN)

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