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Commerce international : La Côte d’Ivoire devient 2e exportateur mondial d’amande de cajou

La Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de noix de cajou avec 1,2 million de tonnes, ambitionne de transformer un quart (1/4) de sa production nationale d’ici à 2025, un cap déjà atteint.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Agriculture et du développement rural, Adjoumani Kobenan Kouassi, a procédé ce samedi 23 septembre 2023, à l’inauguration d’une nouvelle zone agro-industrielle dédiée à la transformation de noix de cajou, à Klokakaha, un village de Korhogo (Nord).

Adjoumani Kobenan s’est félicité de ce que « l’anacarde s’affirme, au fil des années, comme un secteur stratégique de l’agriculture ivoirienne et de l’économie nationale ». En une décennie, la production annuelle a plus que doublé, passant de 400.000 tonnes en 2011 à plus de 1,2 million tonnes en 2022.

L’anacarde représente aujourd’hui le deuxième produit d’exportation agricole du pays derrière le cacao. Cette filière qui a amorcé son développement industriel, compte déjà plus d’une trentaine d’unités de transformation d’une capacité de près de 350.000 tonnes.

La zone agro-industrielle de Korhogo, d’une superficie de 28,5 hectares, est aménagée au profit d’opérateurs privés désirant s’installer. Elle comprend une plateforme d’une superficie de 17,45 ha à répartir en sept lots industriels d’une superficie variant entre 1,59 ha et 2,86 ha.

Elle comprend en outre, une aire de séchage de trois entrepôts de stockage de 2.500 m chacun, des aires de stationnement de camions poids lourds, dont un parking extérieur de 13.000 m2 et un parking intérieur de 7.000 m2, et deux postes de pesage.

Selon Dr Adama Coulibaly, le directeur général du Conseil coton-anacarde, organe de régulation, cette zone agro-industrielle devrait permettre de générer « plus de 8.000 emplois directs, dont 60% reviendront aux femmes ».

Le directeur général du Conseil coton-anacarde, Adama Coulibaly, a fait savoir que la Côte d’Ivoire est « dorénavant troisième transformateur de noix de cajou et deuxième exportateur d’amandes de cajou dans le monde après le Vietnam ».

Le 21 avril 2018, le Conseil de coton anacarde a contracté avec la Banque mondiale un prêt de 200 millions de dollars. Ce prêt avait pour objet la mise en œuvre d’un projet de promotion de la compétitivité de la chaîne de valeur (PPCA).

L’une des actions phares du projet est l’installation de zones agro-industrielles dédiées à l’anacarde dans les villes de Korhogo, de Bondoukou, de Séguéla et plus tard à Bouaké, la métropole du centre ivoirien, pour une capacité supplémentaire de 150.000 tonnes.

Tré Jean Philippe, le représentant de la Banque mondiale, a salué les efforts de l’Etat de Côte d’Ivoire qui ont permis au pays de se hisser au troisième rang dans la transformation de noix de cajou avec un taux de plus de 21% qui devrait atteindre 28% lors de la prochaine campagne.

Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire est un pays de référence dans l’industrie du cajou, se hissant successivement aux rangs de premier pays producteur et exportateur de noix brutes, et troisième pays transformateur.

« Depuis peu, notre pays est devenu le deuxième exportateur d’amandes dans le monde après le Vietnam et devant l’Inde et le Brésil », a déclaré le ministre d’Etat Adjoumani Kobenan. Le lancement des travaux de la zone agro-industrielle de Korhogo a eu lieu le 20 mai 2021.

APA

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