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Allègement de la dette : selon le ministre ghanéen des Finances, la Chine doit faire plus pour aider les pays africains

En Afrique, la guerre contre la pandémie de covid-19 semble de plus en plus se mener plus sur terrain économique que sanitaire, notamment celui de la dette.

D’après Ken Ofori-Atta (photo), ministre des Finances du Ghana, la Chine, premier partenaire commercial de l’Afrique, peut faire beaucoup plus pour aider les pays africains à alléger leur dette.

Selon les chiffres révélés par le responsable, la dette africaine envers la Chine s’élève à environ 145 milliards de dollars, dont 8 milliards dollars doivent être payés cette année. La situation semble déjà difficilement tenable pour le continent, alors que les estimations prédisent que 20 millions d’emplois en Afrique seront mis en danger par la pandémie.

Pour mobiliser les fonds nécessaires à la riposte contre la maladie, les gouvernements africains ont appelé il y a quelques jours leurs créanciers à leur accorder une exonération du paiement des intérêts sur les dettes et obligations de leurs pays respectifs (estimés pour 2020 à 44 milliards $). Des moratoires et des programmes d’annulation de dette ont également été demandés par plusieurs chefs d’Etat.

Ces dernières années, la Chine particulièrement critiquée pour ses méthodes de financements en faveur de l’Afrique, a accordé des annulations de dette à plusieurs pays du continent tels que la Zambie, la Centrafrique ou la Côte d’Ivoire. Pour Ken Ofori-Atta, l’empire du Milieu peut donc donner le ton en ayant un rôle beaucoup plus proactif dans le processus actuel.

« Mon sentiment est que la Chine doit se montrer plus forte », a-t-il déclaré lundi dernier, lors d’un échange avec Masood Ahmed, président du Center for Global Development.

Pour rappel, les pays africains estiment avoir besoin de 100 milliards $ pour faire face à la crise du coronavirus. Pour certains experts, la nouvelle pandémie pourrait alourdir la dette des pays du continent qui manquent déjà cruellement de fonds pour gérer une crise d’une telle ampleur.

Ecofin

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