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Accord cadre entre le FHS-FONGIP et APBEFS pour l’accès au logement : Abdoulaye Saydou Sow s’inscrit dans une logique de durabilité urbaine

La révision du code de l’urbanisme et de la construction qui sera sur la table du conseil des ministres en décembre prochain répond à une logique de durabilité urbaine et entre dans le cadre des réformes entreprises au niveau du ministère de l’Urbanisme et du Logement. C’est l’avis du ministre de l’Urbanisme et du Logement qui a invité les banques et les établissements financiers à inverser la tendance de 2,70% des financements bancaires assurés à l’habitat.

La signature de l’accord cadre à la gestion de la garantie pour l’accès au logement entre Fhs, Fongip et Apbefs a été le temps fort de la Journée mondiale de l’habitat présidée par le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Saydou Sow. Cet accord tripartite, àen croire le ministre, constitue une étape majeure dans l’accompagnement des bénéficiaires du logement social à travers l’opérationnalisation du mécanisme de garantie. En effet, avec la garantie de ces différentes structures, les candidats au logement, en particulier ceux qui ont des revenus faibles ou irréguliers, qui ne leur permettent pas de satisfaire aux conditions classiques des banques, peuvent désormais être accompagnés. Revenant sur le thème de la Journée mondiale de l’habitat, «accélérer l’action urbaine pour un monde sans carbone», Abdoulaye Saydou Sow d’inviter à un changement de paradigme pour accélérer la transition écologique. «Le gouvernement s’est inscrit dans une logique de durabilité urbaine à travers une série de mesures allant dans le sens de réformer le secteur de l’urbanisme et de l’habitat de manière à mieux prendre en charge les besoins croissants des populations, de renforcer la résilience des villes, leur performance climatique, sociale et économique», annonce le ministre. Ce qui se traduit, dit-il, par la révision du code de l’urbanisme et de la construction intégrant les principes de durabilité urbaine, l’efficacité énergétique dans les bâtiments, etc. Ce code, ajoute-t-il, seraen décembre prochain, au plus tard, sur la table du conseil des ministres. S’y ajoute également l’élaboration d’un programme national de planification urbaine et de gestion de risque en vue de doter l’ensemble des villes du pays d’un document d’urbanisme à l’horizon 2030.
Dans cette logique de durabilité urbaine, le ministre de l’Urbanisme révèle que le projet cent mille logements a été conçu pour favoriser l’accès à un logement social et limiter l’occupation anarchique, la prolifération de quartiers spontanés, ainsi que leurs conséquences désastreuses sur l’environnement.

Inverser la tendance de 2,70% des financements bancaires assurés à l’habitat

«Dans sa conception, le projet cent mille logements s’est toujours inscrit dans une perspective de cohérence d’ensemble voulant que les solutions appropriées et durables soient aussi bien apportées en direction, aussi bien de l’offre que de la demande en logements. La question de la prise en charge du logement abordable devenu une priorité absolue à laquelle l’Etat du Sénégal a décidé d’apporter des réponses concrètes par la création d’un fonds pour l’habitat social et la Safru», fait remarquer Abdoulaye Saydou Sow. Ainsi, à la suite de la signature de l’accord-cadre, le ministre estime désormais que la balle est dans le camp des banques et établissements financiers. «Vous avez la responsabilité de changer ce paradigme tendant à penser que la principale contrainte à l’accès au logement demeure le financement», explique l’ancien patron du Coud qui cite une étude de la Bceao qui montre que seuls 2,70% des financements bancaires étaient assurés à l’habitat et que la durée moyenne hypothécaire était de 6,7 ans au Sénégal contre 20 ans au Maroc, 19 ans en France et 25 ans en Afrique du Sud. Cependant, avec ce nouveau dispositif mis en place par le gouvernement, il invite les banques et établissements financiers à œuvrer ensemble pour inverser cette tendance qui permettra, dit-il, d’améliorer les conditions de vie de beaucoup de Sénégalais.

(LES ECHOS)

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