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9e Forum Mondial de Bakou : Les défis et des enjeux des problèmes environnementaux

Le 9e Forum mondial Global Baku a permis de discuter des problèmes environnementaux les plus prégnants. Représentant le Sénégal, le ministre Abdou Karim Sall a mis en avant les actes posés par le pays pour réussir la transition énergétique.

Le 9e Forum mondial de Bakou, la capitale de l’Azerbaïdjan, s’est ouvert ce jeudi 16 juin. La rencontre, organisée par le Centre international Nizami Ganjavi, porte sur les relations internationales et la sécurité humaine. Pendant trois jours, les participants ont débattu des questions de l’heure, notamment la paix dans le monde.

Dans son intervention, le ministre de l’Environnement et du Développement durable, Abdou Karim Sall, a soutenu que les événements vécus actuellement doivent, plus que jamais, amener à reconnaitre qu’il y a urgence à agir conséquemment, si l’on veut transformer les défis communs en opportunités de développement et bâtir un monde meilleur pour les générations actuelles et futures.

Le 24 octobre 1945, l’Organisation des Nations Unies a été instituée, à la suite de la ratification de la Charte par la majorité des pays signataires. Les buts que les pays signataires poursuivaient, à travers cette décision historique, étaient, entre autres, de maintenir la paix et la sécurité internationales, développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l’égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d’eux-mêmes, et de consolider la paix du monde, de réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d’ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des Droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion.

Au fil des années, poursuit-il, de nombreux défis supplémentaires sont venus s’ajouter aux questions initiales traitées par l’ONU. Il s’agit notamment des conséquences des changements environnementaux dont le plus inquiétant est sans doute le changement climatique, les problèmes de santé publique posés par le VIH/sida et récemment par la pandémie de la Covid-19, la question des réfugiés, le développement durable, entre autres.

‘’Les problèmes environnementaux tels que la pollution des milieux récepteurs, la perte de biodiversité, les changements climatiques, la désertification dans de nombreuses régions du monde ou les inondations dues aux pluies diluviennes dans d’autres ont pris une acuité croissante. D’après le dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC), le changement climatique dû aux activités humaines provoque des perturbations dangereuses et généralisées dans la nature et affecte la vie de milliards de personnes dans le monde, malgré les efforts déployés pour réduire les risques’’, souligne-t-il.

Conséquence : ‘’Les populations et les écosystèmes les moins aptes à y faire face sont les plus durement touchés’’, poursuit le ministre qui est d’avis qu’il ne sert à rien de fuir la réalité. ‘’Nous devons faire face. En effet, le monde sera confronté à de multiples aléas climatiques inéluctables au cours des deux prochaines décennies avec un réchauffement planétaire de 1,5°C‘’, a prévenu le président de la Conférence ministérielle africaine sur l’environnement’’.

‘’Le Sénégal poursuit ses efforts de transition énergétique’’

D’après Abdou Karim Sall, les risques pour la société augmenteront, y compris pour les infrastructures et les établissements humains. Les pays les moins développés, dont la plupart des pays africains, sont particulièrement sensibles, du fait de leur faible résilience. Le défi climatique pose la question de la viabilité du modèle de développement des pays industrialisés et de sa généralisation à l’échelle mondiale, dans une planète aux ressources limitées. ‘’C’est pourquoi, à l’inverse de certains qui croient que l’environnement et développement économique sont antagoniques, nous devons leur opposer que le développement durable permet de concilier ces deux dimensions, en révolutionnant les modes de production et de consommation grâce aux avancées technologiques et aux actions collectives. Parler de l’ordre mondial actuel et du climat, sans aborder la question de la transition énergétique, laisserait de côté un sujet majeur et, peut-être même, l’une des solutions aux problèmes que traverse le monde’’.

Il ajoute : ‘’Au titre de sa contribution déterminée nationale, le Sénégal poursuit ses efforts de transition énergétique, portant les énergies renouvelables à plus de 30 % de ses capacités électriques installées. Ce taux sera renforcé avec le projet en cours d’électrification solaire de 1 000 villages, en partenariat avec le Fonds Vert Climat et la Banque ouest-africaine de développement. À terme, grâce à la stratégie gas-to-power, nous visons un objectif de 100 % d’énergies propres avec l’exploitation prochaine de nos ressources gazières. Mais nos pays ne peuvent réussir la transition énergétique et renoncer aux schémas pollueurs des pays industrialisés, sans une alternative viable, juste et équitable. L’exploitation du gaz naturel comme énergie de transition doit être soutenue’’.

Le ministre de dire que le Sénégal considère que l’arrêt des financements de la filière gazière, sous prétexte que le gaz est une énergie fossile, sans tenir compte du fait qu’il est aussi et surtout une énergie propre, serait une grave atteinte à leurs efforts de transition énergétique, d’accès universel à l’électricité, de compétitivité et de développement économique et social.

Ce forum a vu la participation de plus de 400 délégués dont d’éminentes personnalités politiques et de la société civile.

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