Depuis le 1 septembre, l’Etat a institué un Prélèvement de conformité fiscale (Pcf) aux taux de 12%, sur les importations. Cette mesure s’applique aux personnes physiques ou morales qui ne sont pas en règle avec l’administration fiscale.
Selon Abdoulaye Gning, inspecteur principal des Impôts et domaines et chef du bureau de la stratégie et de la modernisation de la Dgid qui était, lundi, invité de nos confrères de Walf, cette mesure est consécutive à un diagnostic situationnel de la population fiscale du Sénégal. Celui-ci “a révélé, en 2019, que le fichier fiscal était nanti de 85 000 contribuables contre 500 000 unités d’activités recensés par l’Ansd.
A ces 85 000, il faut ajouter les 300 000 salariées du privé et les 150 000 du public. Cela fait à peu près 500 000 salariés sur 600 000 actifs. L’écart est abyssal”, souligne Gning, ajoutant qu’il a fallu donc penser à élargir la base de taxation. En outre, d’après le fonctionnaire des impôts, cette taxe n’a pas de “considérations budgétaires”. Ce qui est visé, ce sont les impôts directs. “Il est extrêmement difficile de franchir le cordon douanier sans être vu. Par contre, il est facile de mener paisiblement, après ses activités, sans venir déclare.
(LAS)
