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Le Cameroun veut tirer un meilleur profit de ses ressources minières

L’Etat camerounais, à travers le Cadre d’appui à l’artisanat minier (Capam), va signer un accord avec l’entreprise Business Facilities Corporation (BFC), pour avoir une meilleure visibilité sur les productions de ressources dans les sites de carrières en vue d’améliorer les recettes de l’État dans ce secteur.

« Nous sommes heureux d’être une fois de plus au cœur d’une activité au potentiel porteur et générateurs de revenus supplémentaires pour le Cameroun et d’emplois directs stables pour les Camerounais. Au travers de ces autres contrats signés et des actions concrètes déjà engagées, nous concrétisons un peu plus notre mission d’être un acteur clé de la transformation économique du potentiel de développement du Cameroun », a fait savoir Lucien Ndzomo Mviena, directeur général de BFC, sollicité par Investir au Cameroun.

Il est notamment attendu que son entreprise mette en place des ponts-bascules aux sorties de carrières, afin d’avoir une meilleure visibilité sur les volumes de matériaux sortis par les différents opérateurs. Cette expertise de BFC est déjà mise en œuvre dans le cadre d’une activité avec le Port autonome de Douala.

Selon des responsables en charge de la collecte des recettes publiques dédiées à ce secteur, la différence entre les sommes perçues et le potentiel est « importante ». L’une des difficultés évoquées a toujours été celle d’avoir un aperçu exact de ce qui est produits et exploité dans les carrières. Selon le Capam, les solutions proposées jusqu’ici ont fait face à des défis. La construction d’une soixantaine de ponts-bascules aux sorties des carrières devrait donc être une première ligne de réponse à cette situation.

L’autre volet de la coopération concerne l’organisation des coopératives qui sont actives autour des carrières au Cameroun. « Nous travaillons déjà à transformer ce secteur capable de stabiliser et viabiliser définitivement plus de 100 000 emplois directs, de créer plus de 2000 nouveaux emplois directs, sans parler des emplois dérivés et des bénéfices globaux et nouveaux pour le pays, ou encore de l’activation d’un important potentiel en investissements locaux », a fait savoir Lucien Ndzomo Mviena.

Un premier accord dans ce sens a été signé avec la société simplifiée coopérative des tenanciers et artisans miniers de carrières artisanales de sables de la région du Centre. D’autres devraient suivre.
(Ecofin)

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