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Infrastructure – Axe ferroviaire Dakar-Tamba : Kibily Touré veut le redémarrage du train en décembre 2021

Kibily Touré, directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal (Sncfs), veut que le vrombissement du train se fasse réentendre sur l’axe Dakar-Tamba au plus tard en décembre 2021. Il procédait au lancement des travaux d’entretien et de réparation des rails de cette ligne.

Le directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal (Sncfs) a été l’hôte des cheminots de Tambacounda. Kibily Touré procédait au lancement des travaux d’entretien et de réparation de la ligne Tambacounda-Dakar. A cette occasion, M. Touré a fait savoir aux cheminots qu’il veut que le vrombissement du train se fasse réentendre sur l’axe Dakar-Tamba au plus tard en décembre 2021. A l’en croire, les travaux coûteront la bagatelle de17,5 mil­liards de francs Cfa.
Le Dakar-Tamba fast track sera une ligne Tgv, avec une double voix et un poids total de 22,5 tonnes à l’essieu, a indiqué Kibily Touré. Ce sera le nouveau défi du gouvernement et des maîtres d’ouvrage que nous sommes, a-t-il renchéri. En décembre 2021, c’est-à-dire dans moins de trois mois, les premières locomotives de­vraient être tirées de Dakar vers la capitale orientale. Les trains devront commencer à circuler sur la voie en décembre prochain avec une vitesse de 50km/h. Déjà, informe le patron de la Sncfs, les 3 premières locomotives prendront la mer depuis l’Afrique du Sud le 10 octobre prochain pour rallier Dakar. Et de rappeler que la société dispose d’une branche infrastructure avec tout ce que ça nécessite comme composition. Et c’est cette même branche qui aura la charge de réaliser l’entretien de la ligne pour la rendre circulable. A cela, il faut ajouter l’érection d’une plateforme logistique sur un site de 5, voire 6 ha qui va permettre le déchargement des cargaisons. Le projet a été conçu depuis plus d’un an et demi. Et aujourd’hui, il est venu le moment de lancer les travaux accompagnés d’expertise internationale. Pour rassurer les nationaux, il dit qu’ils leur fait confiance. Seulement en matière de transport ferroviaire qui est très robuste, quand il y a un incident, ça ne pardonne pas ; d‘où l’implication de l’expertise internationale et du contrôle de cabinets internationaux. Mais au fur et à mesure, on va avancer avec des entreprises nationales quand le besoin se fera sentir. La quasi-totalité des travaux est d’ordre ferroviaire, mais il y a une partie qui va nécessiter du génie civil.
Au-delà de l’annonce des travaux d’entretien, il a interpellé les populations sur la nécessité de sauvegarder les emprises et le patrimoine ferroviaires. «Depuis quelque temps maintenant, tout un chacun a souhaité la relance du chemin de fer. Mais on constate que les gens construisent sur les emprises et au niveau des points stratégiques. Ce n’est pas normal», a déploré le Dg. «Il faut que les populations, surtout celles des grandes villes ferroviaires, nous aident à libérer les emprises pour une meilleure relance des chemins de fer», a-t-il plaidé.
La cérémonie de lancement a aussi été mise à profit pour installer le nouveau chef de gare et le chef de région. Il explique que dorénavant, il y aura des régions ferroviaires qui vont coordonner les activités des districts ferroviaires.
Aux transporteurs, il leur indiquera que «le chemin de fer n’est pas un ennemi ni un concurrent des camionneurs. Les 2 modes de transport sont complémentaires. Le chemin de fer va aller jusqu’en dehors des villes pour permettre aux camionneurs d’éviter la traversée des grandes agglomérations qui occasionne parfois des accidents comme celui récemment noté à Kaolack».

(LEQUOTIDIEN)

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