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Environnement – 26ème Conférence des parties : L’appel de la Société civile

La Société civile sénégalaise a présenté hier une déclaration qu’elle souhaite faire parvenir à la 26ème Conférence des parties (Cop 26) de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique prévue du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow. La Déclaration de Dakar contient de fortes recommandations pour lutter contre le changement climatique.

La Société civile sénégalaise a formulé des recommandations en perspective de la 26ème Conférence des parties (Cop 26) de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (Ccnucc) pré­vue du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glas­gow.
Aux pays-parties de la Ccnucc, elle demande de tenir compte du rôle des Osc dans l’action climatique en faveur de l’adaptation au changement climatique et son atténuation, de respecter les engagements de mobilisation de 100 mil­liards de dollars par an nécessaires à la mise en œuvre de l’accord de Paris et en faciliter l’accès aux Osc pour soutenir les mesures d’adaptation, no­tamment en faveur des communautés les plus vulnérables, et les mesures d’atténuation.
La Société civile recommande d’accélérer le transfert de technologie qui contribuerait à rendre effective la transition énergétique et l’accès à l’énergie aux communautés qui en sont dépourvues, essentiels pour une bonne mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau local (Cdn).
Au gouvernement du Séné­gal, la Société civile plaide de renforcer la recherche et l’acquisition des données relatives au climat et aux secteurs pertinents et de développer des systèmes d’alerte précoce mé­téorologique suivis d’actions pour faire face aux risques climatiques, mais aussi de mettre en place un plan de restauration des écosystèmes et des programmes visant à la protection de l’environnement marin et côtier dans un contexte particulier d’exploitation des ressources pétrolières et gazières prévue en 2023. Il s’agit aussi d’accélérer la mise en œuvre des mesures d’adaptation telles que la valorisation des semences paysannes, la protection des zones côtières et de mettre en œuvre une politique d’efficacité énergétique dans les secteurs des bâtiments, des industries et des transports.
S’y ajoute la mise à disposition des populations, particulièrement celles des couches vulnérables, des financements concessionnels pour l’acquisition de système de production d’énergie propre.
Quant aux parlementaires, il est attendu d’eux l’adoption de la loi sur le littoral en mettant à contribution les Osc pour son application.
«Nous nous engageons à nous associer à nos homologues nationaux et internationaux pour renforcer l’action climatique du Sénégal en participant activement aux processus de la Ccnucc et en partageant les connaissances, les meilleures pratiques, les leçons apprises pour leur prise en compte dans les né­gociations», a déclaré Fadèle Wade au nom des Osc hier au Forum national des Osc sur le climat (pré-Cop 26).
M. Wade et compagnie s’engagent entre autres, à promouvoir la mise en place de solutions basées sur la nature pour la préservation de nos écosystèmes terrestres et marins menacés par le changement climatique mais aussi à appuyer les initiatives inscrites dans la Cdn du Sénégal.
«Nous sollicitons les organisateurs et le pays hôte, de bien vouloir présenter cette déclaration de Dakar à la Cop 26 de la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique», dira-t-il.
Le ministre de l’Environ­nement et du développement durable s’est réjoui de cet engagement dynamique des Osc qui, espère-t-il, contribuera à l’émergence d’un groupe d’Osc qui viendra appuyer le gouvernement dans sa tâche, mais aussi s’assurer de la mise en œuvre de ses engagements et surtout appuyer les communautés dont elles sont proches.
Abdou Karim Sall estime que cette Déclaration de Dakar des Osc sur le climat doit avoir un écho auprès des parties en négociation à la Cop 26, au regard surtout de la vulnérabilité des populations qui sont confrontées au changement climatique.
«Les effets néfastes du réchauffement se font ressentir partout et aucun continent n’est épargné. Les récentes inondations ici au Sénégal et en Europe, les feux et les vagues de chaleur aux Etats-Unis et au Canada, les sécheresses prolongées, les inondations, les submersions marines et l’érosion côtière que subissent nos populations de la côte, ainsi que la raréfaction des ressources en eau, sont autant de réalités qui nous interpellent tous», a souligné M. Sall.

(LEQUOTIDIEN)

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