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Cacao : l’appel de détresse des transformateurs et exportateurs ivoiriens aux chocolatiers

Tout en félicitant les chocolatiers et l’industrie chocolatière pour leur volonté de soutenir les agriculteurs ivoiriens, le Groupements des Négociants Ivoiriens (GNI), les transformateurs et exportateurs ivoiriens en détresse appellent à l’aide les chocolatiers.

Sont ciblés Lindt, Mars, Masterfood, Meiji co, Mondelez, Ferrero, Nestle, Blommer, Hershey, Ezaki Glico, Arcor, Pladis, Kellogg’s, Storck, Orion, United confectionary manufacturers, Bourbon, chocolat Frey, Cemoi, Valrhona, Toms et tous les autres chocolatiers.

Les transformateurs et les exportateurs ivoiriens sont en train de faire faillite, en raison des primes sur les fèves de cacao certifié durable, dont seules les entreprises internationales installées en Côte d’Ivoire bénéficient.

Le GNI invite l’industrie chocolatière à également attribuer des contrats de fèves de cacao certifié durable aux transformateurs et aux exportateurs ivoiriens qui ont des réseaux de coopératives certifiées et pour certains d’entre eux la volonté d’investir dans des programmes de certification durable.

Aujourd’hui, 45 pourcents de la production Ivoirienne est certifiée durable et fait l’objet de primes importantes au-dessus du prix stabilisé et allant de 70 à 200 dollars US par tonne. Ces primes sont à 97 pourcents exclusivement accordées à 7 multinationales installées en Côte d’Ivoire, avec lesquelles les transformateurs et les exportateurs ivoiriens sont en concurrence.

Il en résulte que non seulement les exportateurs et les transformateurs ivoiriens sont exclus du marché certifié, qui représente aujourd’hui près de la moitié de la production, mais en plus, ils ne peuvent même plus acheter de fèves de cacao NON certifié (appelée aussi fèves conventionnelles ou ordinaires) pour assurer leur survie.

Chaque intermédiaire entre les producteurs et tous les transformateurs/exportateurs, appelé fournisseur local (traitants ou coopératives), demande une prime sur les fèves certifiées comme condition pour livrer également du cacao NON certifié. C’est un fait établi qu’il est impossible en Côte d’Ivoire d’acheter des fèves de cacao ordinaires sans acheter également du cacao certifié.

Par conséquent, il est difficile pour les transformateurs et les exportateurs ivoiriens d’acheter les fèves de cacao physique afin de couvrir leurs contrats de déblocage.

Ils n’ont pas d’autre choix que d’arrêter leur activité en espérant recouvrer leurs préfinancements accordés aux fournisseurs locaux (traitants et coopératives), car ils ne peuvent pas payer de primes de certification aux fournisseurs locaux tels que le font les entreprises internationales. Récemment, Sucso, l’un des principaux transformateurs ivoiriens a mis la clé sous la porte pour cette raison.

Ce problème est encore plus accentué comme lors de cette campagne, lorsque les prix du marché à terme du cacao montent à un niveau bien plus supérieur que le niveau de prix du marché équivalent au prix stabilisé fixé avant la récolte. Dans une telle situation, la demande pour l’exportation de fèves de cacao NON certifiées exporter est très forte.

Enfin, l’allocation actuelle en Côte d’Ivoire des contrats de cacao certifié durable uniquement aux entreprises internationales, oriente non seulement le flux commercial interne des fèves certifiées et non certifiées vers les entreprises internationales mais menace aussi le système de stabilisation.

Cette attribution créée une disparité importante entre les détenteurs de contrats de déblocage dépourvus de contrats de cacao certifié durable que sont les transformateurs et exportateurs Ivoiriens, et les stocks de cacao physique NON certifiés détenus par ceux qui peuvent payer de primes de certification pour obtenir le cacao certifié et non certifié durable.

Le GNI et ses 15 membres sont à la disposition des chocolatiers pour mettre fin à cette crise due aux effets indirects et involontaires de l’allocation de contrats de cacao certifié durable.

Le secrétariat général

Ecofin

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