Incertitude au Mali. Les groupes armés du Nord continuent de s’opposer à l’organisation du référendum constitutionnel du 18 juin 2023. Appelleront-ils à voter non ? Appelleront-ils à ne pas participer au scrutin? Des questions, des questions…
La ville de Kidal où les anciens rebelles font régner la loi, pourrait ne pas participer au prochain référendum constitutionnel. La décision n’est toujours pas prise et le doute s’installe. Une chose est certaine, à ce jour, les membres de la toute nouvelle Autorité indépendante de gestion des élections (AIGE) ont été installés dans toutes les régions du Mali sauf à Ménaka et à… Kidal.
Sur le fond, les groupes signataires déplorent que l’accord de paix de 2015 ne soit pas inscrit dans le projet de la nouvelle Constitution et que certaines de ses dispositions ne soient pas suffisamment prises en compte. Pour eux, le texte qui sera soumis au vote représente un danger pour la pérennité de l’accord de paix.
S’il semble très improbable que le texte constitutionnel soit modifié in extremis, les groupes signataires espèrent encore obtenir des garanties de la part du gouvernement de transition.
Les Maliens seront appelés aux urnes à la faveur du référendum constitutionnel qui se tiendra le 18 juin 2023, avec trois mois de retard. Les citoyens devront dire s’ils approuvent le projet de constitution, un scrutin test avant l’élection présidentielle de février 2024. La campagne a commencé le 2 juin à minuit
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