A la UneDéveloppementEntreprisesManagement & StratégieSénégal

Serigne Mboup-PDG du groupe CCBM sur la préférence nationale : «Les fonds publics du Sénégal doivent être captés par le privé

L’option des décideurs politiques consistant à octroyer des marchés nationaux aux entreprises étrangères, même avec les fonds publics sénégalais est une mauvaise chose, fustige le patron du groupe des Comptoirs commerciaux Bara Mboup dénommé (Ccbm Holding) dans le jury du dimanche. Pour lui : « Ce que le Sénégal doit faire, c’est d’empêcher à des entreprises étrangères de prendre des marchés financés sur fonds propres. Il faut systématiquement protéger le privé Sénégalais, comme le font tous les autres pays qui se respectent lorsqu’il s’agit d’exécuter des marchés nationaux à partir des fonds publics». Donc, selon lui : «Les fonds publics du Sénégal doivent revenir ou être consommés par le privé national. C’est de cette façon-là seulement qu’on arrivera à bâtir un privé national fort et conquérant».

Pour s’en convaincre, il dira : «Il est inimaginable pour les pays comme le Maroc, la Chine, la France, la Turquie… qu’un privé étranger puisse gagner un marché d’intérêt national, financé sur fonds propre du pays ». Pour lui : «Ce que le Sénégal fait en octroyant des marchés aux entreprises étrangères est tout sauf de la préférence nationale, mais un juste slogan. Et si l’on continue comme ça, l’émergence du Sénégal ne sera que chimérique». Il ajoute : « Ce qu’il y a lieu de faire, c’est de mettre des garde-fous pour contrecarrer les démolisseurs. L’Etat doit accompagner le privé sénégalais dans l’excellence».
Toutefois, dans sa logique, il dit être d’accord qu’une entreprise étrangère puisse exécuter le marché de son pays dans le nôtre.

En clair, que «l’entreprise chinoise, française ou turque puisse gagner et exécuter le marché financé par son pays au Sénégal et non le contraire». Constatant amèrement la façon de faire des pouvoirs publics sénégalais concernant l’octroi des marchés publics comme la construction de l’autoroute à péage, il dit ceci : «L’entreprise chinoise qui a construit l’autoroute avec des fonds chinois a, par la suite droit de rester au Sénégal et de créer une société de droit sénégalais avec les mêmes droits que les sociétés sénégalaises. Ceci par la suite pour permettre à ces entreprises de gagner des marchés sous prétexte qu’elles ont de l’expertise».

(SUDQUOTIDIEN)

Dans la même rubrique

Laissez un commentaire

Ce site Web utilise des cookies pour améliorer votre expérience. Nous supposerons que cela vous convient, mais vous pouvez vous désinscrire si vous le souhaitez. Accepter En savoir plus